dimanche 6 août 2017

Temple d’Arunachaleshwar à Tiruvannamalai

Ma première tentative pour rentrer dans le grand temple consacré à Shiva (10 hectares) sera infructueuse car les hommes doivent y couvrir leurs jambes : je suis donc obligé de repartir me changer à la résidence, qui heureusement n’est pas trop loin. En ressortant, trois moines, ou ce qui leur ressemblent, exigent 2000 roupies pour la garde de mes chaussures. Ils sont assez vindicatifs, mais je ne leur laisse que 50 roupies et un éclat de rire, ce qui n’est déjà pas mal.

Du coup à la résidence je prends un plastique où mettre mes sandales, que je retire donc un peu avant le temple, et cache dans mon sac.


A l’intérieur, aucun guide ne m’agrippe, et je visite donc tranquillement les parties du sanctuaire autorisées aux non hindous.

J’assiste aux bénédictions données en série par un éléphant contre une pièce glissées dans sa trompe. C’est amusant de le voir enchaîner les mouvements de collecte, de bénédiction et de remise du cash à son cornac, mais je ne préfère pas savoir ce qu’il a enduré pour faire son numéro. Un ami m’a conseillé d’éviter les ballades à dos d’éléphant car, ne le supportant pas, ils sont torturés pour l’accepter. Du coup, alors que c’est interdit, je garde un souvenir de la scène.


Je suis une file d’hindous faisant la queue dans un petit temple. En progressant j’observe ceux qui en ressortent dessiner une svastika sur le mur avec une poudre blanche. Celle-ci symbolise le cycle de la création et de la destruction de l’univers, domaine de Shiva. Arrivé devant le prêtre celui-ci me demande d’où je viens, me fait un tilak et me donne un peu de poudre blanche à toutes fins utiles. Mais il est hors de question que je dessine une croix gammée comme les autres.

Si vous voulez avoir la vision d'Anne sur le même endroit, c'est par ici.