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samedi 5 août 2017

Kailasamatha, vous reprendrez bien un peu de Pallava ?

Le deuxième temple est ancien (VIIIème, dynastie Pallava, comme à Mammalipuram), petit, et n’est plus beaucoup utilisé pour le culte de Shiva. L’intérieur est d’ailleurs fermé quand je le visite. Les sculptures en grès qui le recouvrent sont très délicates.

Les touristes tamouls venus en groupes admirer le temple prennent un petit en-cas acheté à un vendeur installé sur les marches du sanctuaire. Hommes, femmes, enfants, tout le monde tient sa petite assiette dans laquelle on pioche avec ses doigts. On ne mange pas autrement ici.

Ca photographie et caresse à tout va, et je ne suis pas en reste.




vendredi 4 août 2017

Temples et sculptures monolithiques à Mamallipuram

Les premiers temples ou sculptures que je vois sont très anciens (VIIème), et ont directement été sculptés dans des blocs de granite, choisis pour leur forme. Les quelques temples sont donc troglodytes, comme la Varaha Cave. Il est dédié à Vishnu, sous sa forme d'ours extrayant la Terre (Bhudevi) des flots.



Dans un autre temple, le Mahishasuramardini Mandapa, il y a deux bas reliefs en demi bosse, toujours de la même époque.

Au nord la déesse Durga combat un démon personnifiant le mal, lequel doit amorcer sa retraite devant les huit bras armés de la déesse.



Au sud Vishnu se repose sur un serpent sifflant des flammes vers des démons situés à droite.


Et puis il y a aussi à environ un kilomètre, des blocs sculptés, les cinq rathas. Ils sont supposés n'avoir jamais été consacrés et avoir servi de terrain d'entraînement pour les sculpteurs que faisaient travailler la dynastie Pallava.






Les sons et les couleurs du temple du rivage

Le temple (VIIIème, dynastie des Pallava) est petit et en partie détruit, mais il a l'avantage d'être situé sur un petit cap séparant deux plages de Mamallipuram, sur lesquelles stationnent de longues felouques, évoluent des chevaux ou pointent des surfers en long-board.



Il est ceinturé par une enceinte de lions sculptés. C'est un des premiers temples indiens non monolithe, c'est-à-dire construit en pierres de taille, et non excavé ou directement sculpté dans un rocher.



Sur le petit périmètre du temple, où je vois beaucoup de jeunes couples indiens, les femmes offrant les couleurs de leur sari, je repère aussi mes premières corneilles. Elles remplacent les pigeons ici, sauf qu'elles sont bien plus agressives. J'en vois trois poursuivre à coups de bec un petit oiseau qui ne parvient plus à s'envoler. Elles croassent, et attendent une occasion perchées sur les clôtures de la zone archéologique.

Il y a aussi le fracas des vagues frappant l'eau, des chevaux sur la plage, et des écureuils courant dans l'herbe la queue dressée.

Mamallipuram, site exceptionnellement touristique

On m'avait prévenu, je ne vais pas tarder à le constater rapidement : Mamallipuram est un site touristique. Est-ce la proximité avec Chennai (Madras) ? La ville est bourrée de commerces de sculptures en pierre du panthéon hindouiste directement fabriquées dans l'arrière-boutique. Il y en a plus d'une centaine alignées le long des rues, on se croirait à Lourdes !

Pourtant le lieu n'est pas un site de pèlerinage, mais il est prisé, y compris par les Indiens, qui défilent ici en masse, en se tirant le portrait entre eux dans les sites archéologiques, tous réunis en groupe (ci-dessous devant le bas relief de la descente du Gange, VIIème siècle), ou encore en individuel avec une main gentiment posée sur une statue.



Bref comme des touristes quoi. C'est l'avantage avec l'Inde, nous occidentaux avons beau venir en masse, nous sommes noyés dans la masse. Et plus je m'enfoncerai dans le Tamil Nadu, moins j'en verrai, jusqu'à me sentir très isolé. En revanche, avant Pondichery, je ne verrai aucun centre ville aussi calme.

Comme je n'ai pas encore compris que réserver ses billets de bus à l'avance avait peu d'utilité, et même n'était pas possible sur les lignes locales que je vais utiliser, je demande au chauffeur de rickshaw de me conduire à la gare routière, ce qu'il fait mine de ne pas comprendre. A la place il me propose de m'accompagner sur les trois principaux sites à voir ici, pour un forfait défiant toute concurrence. Comme je refuse, il m'amène dans un petit café, et m'y fait changer un gros billet pour lui, car il n'a pas de monnaie. Cet idiot a conduit comme un fou dans les petites rues, fonçant droit sur les piétons ou les vélos en klaxonnant, et je ne suis pas fâché d'en être débarrassé, même si je paie deux fois le prix de la course.

Dans le café je tombe sur une jeune française qui est installée là depuis un mois, et fait un peu de service. Elle me donne deux ou trois clés, et m'indique que je peux tout faire à pied ici. Ouf !

Comme vous avez été sympas de lire ce billet jusqu'au bout je vous met la Descente du Gange en entier, en prime. C'est une photo difficile à faire tant on est vite sollicité par un sculpteur amateur ou un guide improvisé.