Je m’étais normalement prévu un peu de luxe pour ce trajet, que je devais faire avec une voiture avec chauffeur. L’idée était de s’arrêter aux forts de Gingee et d’en visiter au moins un. Un peu d’architecture militaire pour changer ! Il y a trois forts perchés sur des promontoires, reliés par des murailles. Le lieu est très prisé des Indiens car de nombreux films populaires ont été tournés là. Le chauffeur permettait de ne pas perdre trop de temps, le site fermant très tôt, et de mettre les bagages en lieu sûr pendant l’excursion.
Mais les ATM de Chankipuram en ont décidé autrement. Mes dernières réserves de cash ayant été avalées par un hôtelier incompétent en matière de terminal de paiement, j’avais besoin de me refaire un matelas, j’étais trop juste. Malgré 5 ou 6 tentatives je n’ai pas réussi. Il y a même eu un ATM pour me faire un coup pendable. Ce farceur m’a informé que j’avais fait une opération invalide et qu'en conséquence ma carte ne me serait pas restituée. Puis il m’a remis un ticket d’incident et m’a conseillé de prendre contact avec mon agence bancaire. Mais d’agence locale, pas de trace, ou alors rideau baissé : entre midi et seize heures beaucoup d’activités sont en pause.
J’ai ressenti une chute de moral, imaginant les démarches que j’allais devoir entreprendre, le tout sans presque plus d’argent. A part aller au Kerala en bus pour rejoindre les respirateurs, je ne voyais pas trop quoi faire. J’avais sans doute assez, à condition de tenir vingt quatre heures dans une série de bus verts, sur des routes en partie montagneuses.
Puis je me suis rappelé que j’avais ma carte de crédit professionnelle, un vrai soulagement. Et en rangeant le ticket d’incident, j’ai vu ma carte de crédit personnelle bien rangée à sa place : logique, puisqu’il faut retirer la carte avant toute opération. Mais ça l’ATM avait réussi à me le faire oublier, avec ses propos culpabilisateurs. Invalide toi-même !
J'avais perdu beaucoup de temps et il ne me restait plus qu’à prendre le bus. Dans la gare routière, je m’attardai pour prendre quelques photos, c’est fou la vie qu’il y a dans ces endroits.
Puis le receveur me donna la place du mort, car j’ai un gros sac pas facile à caser. D’habitude on y met les prêtres, moins pour les honorer que par ce que ce sont les plus proches d’une bonne réincarnation. En cas d’accident c’est déjà moins grave si quelqu’un doit passer par le pare brise.
La gare routière est totalement engorgée de bus, et un grand embouteillage de tôles chauffées à blanc s’y est formé, dont notre chauffeur mettra un temps considérable à s’extraire, dans un concert ininterrompu de klaxons. Le reste du voyage se passe mieux.
Mais les ATM de Chankipuram en ont décidé autrement. Mes dernières réserves de cash ayant été avalées par un hôtelier incompétent en matière de terminal de paiement, j’avais besoin de me refaire un matelas, j’étais trop juste. Malgré 5 ou 6 tentatives je n’ai pas réussi. Il y a même eu un ATM pour me faire un coup pendable. Ce farceur m’a informé que j’avais fait une opération invalide et qu'en conséquence ma carte ne me serait pas restituée. Puis il m’a remis un ticket d’incident et m’a conseillé de prendre contact avec mon agence bancaire. Mais d’agence locale, pas de trace, ou alors rideau baissé : entre midi et seize heures beaucoup d’activités sont en pause.
J’ai ressenti une chute de moral, imaginant les démarches que j’allais devoir entreprendre, le tout sans presque plus d’argent. A part aller au Kerala en bus pour rejoindre les respirateurs, je ne voyais pas trop quoi faire. J’avais sans doute assez, à condition de tenir vingt quatre heures dans une série de bus verts, sur des routes en partie montagneuses.
Puis je me suis rappelé que j’avais ma carte de crédit professionnelle, un vrai soulagement. Et en rangeant le ticket d’incident, j’ai vu ma carte de crédit personnelle bien rangée à sa place : logique, puisqu’il faut retirer la carte avant toute opération. Mais ça l’ATM avait réussi à me le faire oublier, avec ses propos culpabilisateurs. Invalide toi-même !
J'avais perdu beaucoup de temps et il ne me restait plus qu’à prendre le bus. Dans la gare routière, je m’attardai pour prendre quelques photos, c’est fou la vie qu’il y a dans ces endroits.
Puis le receveur me donna la place du mort, car j’ai un gros sac pas facile à caser. D’habitude on y met les prêtres, moins pour les honorer que par ce que ce sont les plus proches d’une bonne réincarnation. En cas d’accident c’est déjà moins grave si quelqu’un doit passer par le pare brise.
La gare routière est totalement engorgée de bus, et un grand embouteillage de tôles chauffées à blanc s’y est formé, dont notre chauffeur mettra un temps considérable à s’extraire, dans un concert ininterrompu de klaxons. Le reste du voyage se passe mieux.