On m'avait prévenu, je ne vais pas tarder à le constater rapidement : Mamallipuram est un site touristique. Est-ce la proximité avec Chennai (Madras) ? La ville est bourrée de commerces de sculptures en pierre du panthéon hindouiste directement fabriquées dans l'arrière-boutique. Il y en a plus d'une centaine alignées le long des rues, on se croirait à Lourdes !
Pourtant le lieu n'est pas un site de pèlerinage, mais il est prisé, y compris par les Indiens, qui défilent ici en masse, en se tirant le portrait entre eux dans les sites archéologiques, tous réunis en groupe (ci-dessous devant le bas relief de la descente du Gange, VIIème siècle), ou encore en individuel avec une main gentiment posée sur une statue.
Bref comme des touristes quoi. C'est l'avantage avec l'Inde, nous occidentaux avons beau venir en masse, nous sommes noyés dans la masse. Et plus je m'enfoncerai dans le Tamil Nadu, moins j'en verrai, jusqu'à me sentir très isolé. En revanche, avant Pondichery, je ne verrai aucun centre ville aussi calme.
Comme je n'ai pas encore compris que réserver ses billets de bus à l'avance avait peu d'utilité, et même n'était pas possible sur les lignes locales que je vais utiliser, je demande au chauffeur de rickshaw de me conduire à la gare routière, ce qu'il fait mine de ne pas comprendre. A la place il me propose de m'accompagner sur les trois principaux sites à voir ici, pour un forfait défiant toute concurrence. Comme je refuse, il m'amène dans un petit café, et m'y fait changer un gros billet pour lui, car il n'a pas de monnaie. Cet idiot a conduit comme un fou dans les petites rues, fonçant droit sur les piétons ou les vélos en klaxonnant, et je ne suis pas fâché d'en être débarrassé, même si je paie deux fois le prix de la course.
Dans le café je tombe sur une jeune française qui est installée là depuis un mois, et fait un peu de service. Elle me donne deux ou trois clés, et m'indique que je peux tout faire à pied ici. Ouf !
Comme vous avez été sympas de lire ce billet jusqu'au bout je vous met la Descente du Gange en entier, en prime. C'est une photo difficile à faire tant on est vite sollicité par un sculpteur amateur ou un guide improvisé.
Pourtant le lieu n'est pas un site de pèlerinage, mais il est prisé, y compris par les Indiens, qui défilent ici en masse, en se tirant le portrait entre eux dans les sites archéologiques, tous réunis en groupe (ci-dessous devant le bas relief de la descente du Gange, VIIème siècle), ou encore en individuel avec une main gentiment posée sur une statue.
Bref comme des touristes quoi. C'est l'avantage avec l'Inde, nous occidentaux avons beau venir en masse, nous sommes noyés dans la masse. Et plus je m'enfoncerai dans le Tamil Nadu, moins j'en verrai, jusqu'à me sentir très isolé. En revanche, avant Pondichery, je ne verrai aucun centre ville aussi calme.
Comme je n'ai pas encore compris que réserver ses billets de bus à l'avance avait peu d'utilité, et même n'était pas possible sur les lignes locales que je vais utiliser, je demande au chauffeur de rickshaw de me conduire à la gare routière, ce qu'il fait mine de ne pas comprendre. A la place il me propose de m'accompagner sur les trois principaux sites à voir ici, pour un forfait défiant toute concurrence. Comme je refuse, il m'amène dans un petit café, et m'y fait changer un gros billet pour lui, car il n'a pas de monnaie. Cet idiot a conduit comme un fou dans les petites rues, fonçant droit sur les piétons ou les vélos en klaxonnant, et je ne suis pas fâché d'en être débarrassé, même si je paie deux fois le prix de la course.
Dans le café je tombe sur une jeune française qui est installée là depuis un mois, et fait un peu de service. Elle me donne deux ou trois clés, et m'indique que je peux tout faire à pied ici. Ouf !
Comme vous avez été sympas de lire ce billet jusqu'au bout je vous met la Descente du Gange en entier, en prime. C'est une photo difficile à faire tant on est vite sollicité par un sculpteur amateur ou un guide improvisé.