vendredi 4 août 2017

Parachutage en banlieue de Mamalipuram

Après une heure et demi de sommeil, et un petit déjeuner pris en commun avec les membres du groupe, je suis parti chercher un distributeur de billets (ATM), et accessoirement un magasin où acheter une carte SIM pour la tablette d'Anne. Mais les banques ne ressemblent pas aux nôtres ici, elle n'ont pas de grande devanture luxueuse, elles sont comme les autres commerces, avec donc un petit pas de porte derrière un rideau de fer. Parfois le distributeur de billets est tout seul dans un petit espace, mais ne donne pas directement dans la rue. Bref j'ai beaucoup marché avant de devenir plus attentif, puis de tester infructueusement ma carte dans plusieurs machines, jusqu'à finalement trouver. Et oui les ATM se cachent, ont une nature récalcitrante, et font parfois des bonnes blagues, comme je le constaterai à Tiruvannamalai.

En attendant j'arrive juste à temps pour le départ du groupe, sans avoir résolu les problèmes de téléphone. Le guide local apprenant que je me désolidarise du groupe et que je vais à Mamalipuram, indique que le mini car va y passer, et propose donc de faire cette partie du trajet avec la bande de respirateurs spiritualistes (oui, il y a un thème au voyage d'Anne).




Ca me va bien et je goûte donc les joies de la vie en groupe pendant un peu moins de deux heures. Il y a un Suisse assez sympathique qui préférerait ne pas se retrouver tout seul avec toutes ces femmes (dit-il), et il fait tout ce qu'il peut pour me convaincre de rester, en guise de plaisanterie. On le voit derrière sur la photo faite par Anne. La guide française est tout à droite, et la thérapeute spiritualiste  juste derrière. La lumière vive venant de la fenêtre m'a déjà à moitié effacé et c'est très bien comme cela.



Un peu plus tard, alors que le bus commence à exprimer une pointe de faim, et que je m'apprête à déjeuner avec le groupe, ce qui me permet de passer un peu plus de temps avec Anne, et de repousser le moment du passage en mode sans assistance, le bus s'arrête à un carrefour, et le guide me dit de descendre, c'est là Mamalipuram, enfin à quelques kilomètres.

Un baiser somme toute pudique et rapide, et me voilà expulsé. tout ce que je connais c'est le prix théorique de la course de rickshaw jusqu'au centre-ville (50 roupies).