Après avoir interrogé quelques employés successifs qui tous m’envoient à des endroits différents de la gare routière, je finis par trouver mon bus. Enfin je n’en suis jamais tout à fait certain, car je doute de bien prononcer le lieu de destination, et j’obtiens parfois des réponses contradictoires. Je me fais confirmer plusieurs fois que je suis dans le bon bus, c’est plus sûr, et un quart d’heure après être parti, je vérifie que nous avançons dans la bonne direction.
En effet les destinations affichées dans les bus sont en caractères tamouls et donc illisibles pour moi. Et quand je pose une question les habitants me répondent souvent par un curieux dodelinement de la tête, assez ambigu quant à son sens.
Le receveur me fait mettre mon sac devant et m’indique une place sur une banquette près de deux hommes. Il y a la place sauf pour mes genoux, j’ai d’énormes difficultés à les caser, ce doit être un emplacement pour enfants, c’est pas possible ! Évidemment cela fait mal, mais à une escale j’ai l’occasion de m’approprier une meilleure place où je peux étendre mes jambes sans difficultés, même si je n’ai plus grand chose pour me protéger de la route que le pare-brise.
A l’arrivée, le chauffeur du tuk-tuk a sincèrement du mal à localiser le lieu de ma résidence, qui vient d’ouvrir. Cela se voit d’ailleurs, le réceptionniste s’exprime difficilement et ne parvient pas à faire fonctionner le lecteur de carte de crédit. J’ai droit à un appartement pour quatre, dans lequel je me perds rapidement car une porte de communication est demeurée ouverte avec l’appartement adjacent, ce qui me vaut de m’étonner d’avoir deux cuisines, puis de ne plus retrouver le séjour où j’ai déposé mes affaires. Heureusement le réceptionniste me hèle avant que je ne devienne fou, et après quelques hésitations parvient à faire fonctionner la climatisation et à me donner le code WiFi (qui fonctionne de façon aléatoire).
De ma fenêtre je vois le gopura est du temple que je vais voir demain, avec en arrière-plan la montagne sacrée (un volcan éteint) dont les pèlerins shivaïtes font le tour pieds nus les nuits de pleine lune, en s’arrêtant aux 8 linguams vénérés.
Le soir j’échoue au Dreaming Tree, un restaurant presque bio (c’est ainsi qu’ils se vendent), où je retrouve quelques faces de visage pâle, et une ambiance agréable sous une paillote bien ventilée, sur le toit d’un petit immeuble. Si je n’avais pas pu guider mon chauffeur avec Google Maps, nous n’aurions jamais trouvé, le nombre de touristes est trop insignifiant pour que tous les lieux qu’ils aiment fréquenter soient connus. Pour fêter cela je commande successivement deux ginger beers (sans alcool) et des tacos végétariens entourés de quelques légumes frais, que la carte décrit comme parfaitement désinfectés à l’ozone. Je ne serai pas malade en tout cas.
Au retour la circulation s’est bien calmée : les indiens ne semblent pas se coucher très tard.
En effet les destinations affichées dans les bus sont en caractères tamouls et donc illisibles pour moi. Et quand je pose une question les habitants me répondent souvent par un curieux dodelinement de la tête, assez ambigu quant à son sens.
Le receveur me fait mettre mon sac devant et m’indique une place sur une banquette près de deux hommes. Il y a la place sauf pour mes genoux, j’ai d’énormes difficultés à les caser, ce doit être un emplacement pour enfants, c’est pas possible ! Évidemment cela fait mal, mais à une escale j’ai l’occasion de m’approprier une meilleure place où je peux étendre mes jambes sans difficultés, même si je n’ai plus grand chose pour me protéger de la route que le pare-brise.
A l’arrivée, le chauffeur du tuk-tuk a sincèrement du mal à localiser le lieu de ma résidence, qui vient d’ouvrir. Cela se voit d’ailleurs, le réceptionniste s’exprime difficilement et ne parvient pas à faire fonctionner le lecteur de carte de crédit. J’ai droit à un appartement pour quatre, dans lequel je me perds rapidement car une porte de communication est demeurée ouverte avec l’appartement adjacent, ce qui me vaut de m’étonner d’avoir deux cuisines, puis de ne plus retrouver le séjour où j’ai déposé mes affaires. Heureusement le réceptionniste me hèle avant que je ne devienne fou, et après quelques hésitations parvient à faire fonctionner la climatisation et à me donner le code WiFi (qui fonctionne de façon aléatoire).
De ma fenêtre je vois le gopura est du temple que je vais voir demain, avec en arrière-plan la montagne sacrée (un volcan éteint) dont les pèlerins shivaïtes font le tour pieds nus les nuits de pleine lune, en s’arrêtant aux 8 linguams vénérés.
Le soir j’échoue au Dreaming Tree, un restaurant presque bio (c’est ainsi qu’ils se vendent), où je retrouve quelques faces de visage pâle, et une ambiance agréable sous une paillote bien ventilée, sur le toit d’un petit immeuble. Si je n’avais pas pu guider mon chauffeur avec Google Maps, nous n’aurions jamais trouvé, le nombre de touristes est trop insignifiant pour que tous les lieux qu’ils aiment fréquenter soient connus. Pour fêter cela je commande successivement deux ginger beers (sans alcool) et des tacos végétariens entourés de quelques légumes frais, que la carte décrit comme parfaitement désinfectés à l’ozone. Je ne serai pas malade en tout cas.
Au retour la circulation s’est bien calmée : les indiens ne semblent pas se coucher très tard.