samedi 5 août 2017

Premiers pas dans la ville indienne

Evitant la salle climatisée qui a tout du frigidaire, y compris l’absence de fenêtres, je déjeune à une table collective avec les Indiens, où je commande des plats à peu de choses près au hasard. Le serveur ne comprend pas grand chose à ce que je raconte mais sourit et me montre comment me débrouiller avec les aliments qu’il m’apporte, et l’aide d’une unique cuillère. La plupart des Indiens mangent avec les doigts de leur main droite, mélangeant les ingrédients disposés sur une feuille de bananier (en l'occurrence en plastique). Il me dit comment gérer le café au lait sucré que les Tamouls boivent de préférence au thé, et s’étonne que je ne veuille pas de lait.

Le restaurant est assez grand, simple mais très propre, et il y a un personnel très nombreux, en salle et en cuisine. On sent que les charges de personnel et les vertiges de l’automatisation ne sont pas des problèmes ici.

Je ressors et vais à mon hôtel à pied, avec l’aide d’un plan téléchargé sur mon téléphone, puisque je n’ai pas de réseau. Google Maps va beaucoup m’aider pendant mon voyage, notamment pour me repérer lors des trajets en bus.

L’agitation est trépidante, la circulation est intense, principalement composée de motos, et très sonore, chacun pétaradant et klaxonnant à tout va.

Les petits commerces se succèdent le long de la chaussée sans qu’il y ait vraiment de trottoirs. Beaucoup de matériaux au rebut jonchent les espaces près des murs, le désordre est grand. De grands panneaux publicitaires masquent les façades de beaucoup de constructions.



Vers la fin de la journée je pars pour Tiruvannamalai, en rejoignant à pied le dépôt de bus.